Je voyais enfin ce qui se passait entre deux séances
« Pendant quatre mois, ma seule information c'était ce que mon kiné me disait le mardi. Le reste du temps, je travaillais à l'aveugle. »
J'ai rompu mon croisé en janvier sur un appui, sans contact, en fin de match. Opération trois semaines plus tard, greffe aux ischio-jambiers.
Ce qui m'a le plus pesé, ce n'est pas la douleur, c'est le vide. Deux séances par semaine au cabinet, et entre les deux je faisais mes exercices en me demandant si je les faisais bien, si je forçais trop, ou pas assez.
Avec la genouillère, je vois mon amplitude monter séance après séance. Quand j'ai un jour moins bon, je le vois aussi, et ça m'évite de paniquer. Mon kiné arrive au rendez-vous en sachant déjà ce que j'ai fait.
Je ne suis pas encore revenue en compétition. On en reparle à la consultation de contrôle avec le chirurgien.
Séances à domicile réalisées
94 %